Archives

Séance du Conseil Régional du 19 avril 2010


Après la session du 26 mars au cours de laquelle Ségolène Royal a été réélue Présidente de la région Poitou-Charentes et les Vice-présidents désignés, dont Alexis Blanc, en charge de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur, la Région a tenu sa première session de travail ce lundi 19 avril.

Plusieurs points ont été votés par l'assemblée régionale :

-  Engagement de la mutation écologique de l'habitat, avec le lancement de deux appels à projets : « Urbanisme et quartiers durables Poitou-Charentes », « Economies d'énergie et production concentrée d'énergie renouvelable »
-  Soutien à la filière « Lait équitable Poitou-Charentes »
-  Convention de conversion écologique et sociale de l'économie, avec l'organisation d'un trophée des 3 meilleures entreprises régionales ayant des pratiques écologiques et sociales de grande qualité.

Par ailleurs, un premier bilan a été effectué sur les aides d’urgence versées par la Région suite à la tempête Xynthia.

Le fonds d’aide d’urgence aux sinistrés a permis de venir en aide à 22 communes pour un montant de 1 350 000 €. Dans le détail, on trouve notamment :

-  Saint Georges-d’Oléron : 100 000 €
-  Saint-Denis-d’Oléron : 50 000 €
-  Saint-Trojan-les-Bains : 50 000 €
-  Le Château-d’Oléron : 50 000 €
-  Saint-Pierre-d’Oléron : 10 500 €

On peut également citer, entre autres :

-  Aytré : 100 000 €
-  Nieul-sur-Mer : 50 000 €
-  Châtellaillon : 50 000 €
-  Charron : 120 000 €
-  L’Ile d’Aix : 50 000 €
-  Port-des-Barques : 100 000 €
-  Fouras : 50 000 €
-  Yves : 199 000 €
-  Rochefort : 50 000 €
-  Etc.

Un recensement précis des familles sinistrées a également été réalisé pour compléter la liste des communes à aider en leur affectant une somme complémentaire de 422 000 €. D’autre part, à la date du 16 avril, 2 292 chèques d’urgence solidaire ont été distribués, par l’intermédiaire des communes ou de leurs Centres communaux d’action sociale (CCAS) pour un montant de 1 146 000 €.

Des aides aux déplacements, aux relogements, aux petites collectivités et au redémarrage des entreprises ont également été versées.

Enfin, des aides aux associations été décidées, en affectant une somme de 1 000 € par association :

-  « Défense des intérêts des victimes de Xynthia » - 17440 Aytré
-  « Reconstruire Charron » - 17230 Charron
-  « Association de sauvegarde du village des Boucholeurs » - 17340 Châtelaillon
-  « Syndicat conchylicole Châtelaillon » - 17340 Yves
-  « Association d’entraide aux sinistrés de Port-des-Barques » - 17730 Port-des-Barques
-  Association « Vivre à Fouras - La Fumée » - 17450 Fouras
-  Association « Défense du Marais » - 17630 La Flotte-en-Ré
-  Association « Vivre à l’île d’Aix » - 17123 Ile d’Aix
-  « Association pour la sauvegarde du site de Boyardville » - 17190 Saint-Georges-d’Oléron  

Par ailleurs, la Région va s’associer aux procédures engagées en justice par les associations et les communes et va prendre en charge les dépenses concernées.

Les Centristes humanistes, nous continuons à être mobilisés aux côtés des associations, notamment celles de Fouras, de Boyardville et de La Perrotine et continuons à travailler avec l’équipe des universitaires menés par Jacques Peret et Thierry Sauzeau, historiens à l’Université de Poitiers, spécialistes en géohistoires du littoral.

Mis à jour (Jeudi, 27 Mai 2010 07:53)

 

Les premières impressions


Nous avons interrogé quelques élus pour lesquels cette session publique au Conseil Régional de Poitou-Charentes était un baptême du feu si l'on excepte la séance d'installation qui n'était pas une véritable commission de travail.

Alexis Blanc est le porte-parole du groupe "Les Centristes humanistes" composé de trois élus, qui s'inscrit dans la majorité régionale : "Toutes les horreurs qu'on avait pu me dire sur Ségolène Royal, sa gouvernance, son caractère, son travail en solitaire sont fausses. Ségolène Royal est très attentive à la cohésion de son équipe et à la préparation des délibérations en amont. Nous pouvons échanger nos idées. J'ai déjeuné à midi [NDLR lundi] à côté d'elle où nous avons pu parler sans aucune difficulté" .

Alexis Blanc va lancer le 29 mai à Rochefort-sur-Mer un mouvement politique "Les Centristes de Poitou-Charentes".


Source : © La Nouvelle République du 20 avril 2010

Mis à jour (Jeudi, 27 Mai 2010 07:53)

 

Pour la transparence et la concertation dans la délimitation des « zones noires »


La manière dont l’Etat, par l’entremise de la Préfecture de Charente-Maritime, a délimité les « zones noires » des communes du département touchées par la tempête Xynthia est profondément choquante. Elle entraîne des réactions justifiées de la part des habitants de ces zones et des associations de défense des résidents déjà constituées ou en voie de constitution.

Il est difficile de comprendre pourquoi une telle opacité a entouré la définition des critères retenus et l’utilisation des outils de classement. Il est difficile de comprendre comment il a été possible de décider objectivement de détruire 595 maisons en six semaines alors qu’il faut, en moyenne, plus de deux ans pour établir, dans la concertation, un plan de prévention des risques. Il est difficile de comprendre comment on peut décider, à La Rochelle, de la destruction d’une maison sans que le moindre expert soit passé mesurer le niveau d’eau atteint au plus fort de la tempête.

Avant de décider des démolitions, les services de la Préfecture ont-ils réellement eu le temps pour analyser et comparer, commune par commune, toutes les solutions possibles, de la gestion appropriée des digues à la réfection des défenses naturelles existantes en passant par la modernisation des systèmes hydrauliques ?

Sur l’île d’Oléron, près de 150 maisons sont menacées de destruction à Boyardville (commune de Saint-Georges) et à La Perrotine (commune de Saint-Pierre).

Pour délimiter ces « zones noires », la Préfecture semble s’être basée sur des photographies aériennes prises le mercredi 3 mars dans l’après-midi, sans tenir compte des spécificités de l’aménagement côtier de ces villages que détaillent parfaitement Jacques Peret et Thierry Sauzeau, tous deux historiens à l’Université de Poitiers, spécialistes en géohistoires du littoral, dans des rapports établis à la demande des associations de sinistrés de ces deux communes.

Ainsi, pour La Perrotine, Thierry Sauzeau rappelle-t-il que l’ensemble du village touché par les mesures de destruction est situé derrière pas moins de quatre remparts naturels : l’actuelle laisse de haute mer, qui s’éloigne du village sous l’action de la sédimentation de sables et de vases, une première digue, celle de la tanne de Fort Royer (édifiée vers 1880), une seconde, celle de la digue de la tanne de La Perrotine (édifiée vers 1840), puis la dune du XVIIIème siècle sur le revers de laquelle sont bâties toutes les maisons des deux rues du Phare et des Aigrettes.

Par ailleurs, les résidents n’occupent que les parties hautes de leurs logements, hors d’atteinte du flot, ce qui explique pourquoi ils n’ont, en définitive, été que peu touchés par la tempête elle-même.

Ils ont en revanche été touchés par les submersions de marée haute dont les coefficients ont été croissants au lendemain de la tempête, principalement en raison de négligences anciennes, de gestion non concertée du système hydraulique naturel et, finalement, de décisions prises dans l’urgence.

Dans l’enchaînement des causes, c’est en effet d’abord la surcote de marée haute qui, ayant submergé les rives du chenal dans la nuit de la tempête, a rempli les tannes de La Perrotine et du Fort Royer qui auraient logiquement dû bénéficier d’une vidange grâce à leur varaigne, au moment du reflux.

Mais, la varaigne qui était actionnée à tour de rôle par les riverains jusque dans les années 1970 ayant été barrée par une clôture privative, avant de sombrer dans l’oubli, il a été décidé, à marée basse, d’élargir une brèche au droit de la varaigne faisant communiquer les deux tannes, ce qui a permis de les vider.

Malheureusement, en l’absence de réparations assez rapides - faute de remblai en quantité suffisante - la marée haute du soir a noyé les zones touchées dans la nuit.

C’est ainsi que des maisons de La Perrotine ont été touchées par le flot, non pas en raison de la tempête, mais de ses conséquences mal maîtrisées.

Si l’Etat voulait être juste et non critiquable, il aurait intérêt à travailler dans la transparence et la concertation, en lien avec tous ceux qui ont la connaissance du littoral et de son histoire. La démocratie participative, telle que nous la pratiquons au niveau de la Région, n’est pas une vaine expression.

Alexis Blanc
Vice-président du Conseil Régional de Poitou-Charentes

Mis à jour (Jeudi, 27 Mai 2010 07:50)

 

Face à l'arbitraire des "zones noires"


Ségolène Royal, Présidente de la Région Poitou-Charentes, rencontrera mercredi 14 avril, à Bourcefranc, les maires des communes dont des maisons sont classées en « zones noires » ainsi que des associations de défense des sinistrés. Elle sera accompagnée d’Alexis Blanc et d’autres élus régionaux.

Le programme de la journée est le suivant :

12h45-15h00 : Déjeuner de réconfort et de travail avec les Maires et les associations d'habitants des communes sinistrées, suivi d'un point presse

Restaurant « Phil' Marée » - 66, avenue du Général de Gaulle - 17560 Bourcefranc
 
15h00-18h00 : Visite aux habitants et entreprises sinistrés en compagnie de Maires du littoral

Face à l'urgence, la Région Poitou-Charentes, en concertation étroite avec les maires de 22 communes sinistrées de Charente-Maritime, a d'ores-et-déjà aidé :

-  2130 familles à se rééquiper grâce au chèque régional d'urgence de 500 €
-  186 familles à continuer à se déplacer en mettant à leur disposition des voitures de location pour 15 jours à un mois
-  106 familles à se reloger temporairement, avec la Fédération Départementale de l'Hôtellerie de Plein Air et de nombreux campings

Avec le Département de Charente-Maritime, le Fonds d'Intervention d'Urgence commun a quant à lui déjà permis d'apporter un soutien à 27 entreprises, et les demandes continuent à être traitées.

Enfin, vu les modalités pratiques des annonces de l'Etat quant aux destructions de 595 maisons en Charente-Maritime, très brutales, et qui occasionnent souvent un traumatisme supplémentaire, la Région propose d'apporter une aide aux associations d'habitants afin d'accompagner leurs actions concrètes (par exemple : recours à des avocats, intervention de psychologues,..) qui sera soumise à la Session du Conseil Régional du 19 avril.

Mis à jour (Jeudi, 27 Mai 2010 07:51)

 
Plus d'articles...