La bourse d'accès à l'Enseignement supérieur
Le mardi 2 novembre se déroulait à la Maison de la Région la remise de leur ordinateur portable aux nouveaux bénéficiaires d’une Bourse d’Accès à l’Enseignement Supérieur (BASE) attribuée par la Région pour l’année universitaire 2010/2011.
Cette mesure constitue un des éléments du plan d’éducation prioritaire mis en place par la Région pour améliorer les taux de poursuite d’études des bacheliers de Poitou-Charentes vers les filières scientifiques.
Le dispositif de bourses d’accès à l’enseignement supérieur a pour principal objectif de permettre à des lycéens dont les capacités scolaires sont reconnues, de surmonter des difficultés financières, parfois culturelles, et leur permettre d’accéder aux filières scientifiques de l’enseignement supérieur.
Ce dispositif a concerné entre 196 et 210 nouveaux bacheliers chaque année depuis 2006. Ils sont financés en moyenne pendant 3 ans. Le choix des bénéficiaires par la Région s’est effectuée sur la base des propositions des lycées après avis d’une commission rassemblant les parents d’élèves et les équipes éducatives et après un premier choix des conseils de classe. Les bénéficiaires devaient répondre aux critères suivants :
- Etre inscrits en terminale dans un lycée public ou privé sous contrat de la région
- Avoir des ressources familiales qui se situent immédiatement au-dessus des ressources ouvrant droit aux bourses de l'Etat (Crous, Ministère de l'Agriculture, etc.)
- S’engager dans une filière scientifique de l’enseignement supérieur
- Avoir des résultats scolaires laissant présager de bonnes chances de réussite dans l’enseignement supérieur
L’aide apportée par la Région consiste en l’attribution d’une bourse de 1 000 € versée en une fois à la rentrée universitaire et d’un ordinateur portable. La bourse de 1 000 € continue à être versée chaque année :
- Si l’étudiant poursuit son cursus sans redoublement
- S'il répond toujours aux conditions de ressources définies par la Région
- Jusqu’à l’obtention du premier diplôme de l’enseignement supérieur
- Au maximum pendant 5 ans
Depuis le lancement du dispositif en 2006, 760 jeunes bacheliers ont pu bénéficier du soutien financier régional. Sur cette période un budget total de 1,7M€ a été mobilisé pour le financement de cette mesure (bourse de 1 000 € et achat d'un ordinateur portable).
Pour cette rentrée 2010, ce dispositif a fait l’objet d’une affectation globale pour 300 jeunes. Compte tenu des quelques échecs au bac, d’évolution des situations de revenus, ou de choix final d’études supérieures non éligibles, le nombre de bénéficiaires réel devrait atteindre 220. Ils se répartissent entre les établissements d'enseignement supérieur suivants :
- Université de Poitiers dont Faculté de Sciences, Faculté de Médecine et Pharmacie, IUT (sites de Poitiers, Châtellerault, Niort et Angoulême)
- Institut de Formations aux Soins Infirmiers (IFSI)
- Université de La Rochelle dont Faculté de Sciences, IUT
- Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles dans les lycée Jean Dautet à La Rochelle, Lycée Camille Guérin à Poitiers
- Brevet de Technicien Supérieur dans les lycées de la Région
- Autres filières dans et hors Région (EIGSI La Rochelle, INSA, IUT, Ecoles d’ingénieur, Lycées)

© La Nouvelle République - 03/11/2010
Mis à jour (Dimanche, 28 Novembre 2010 16:26)
Session plénière du 18 octobre 2010Au sein du Conseil Régional, on distingue les Sessions plénières et les Commissions Permanentes. Les Sessions plénières visent à délibérer sur les actions politiques de la Région et des grands axes de développement. Les Commissions Permanentes décident de l'attribution des financements, délibèrent sur des aspects techniques de fonctionnement et assurent la permanence du Conseil Régional entre deux Sessions plénières Depuis les élections du 21 mars dernier, le Conseil Régional s'est réuni 3 fois en Session plénière (les 26 mars, 19 avril et 26 juin) et 5 fois en Commission Permanente (les 7 mai, 31 mai, 9 juillet, 13 septembre et 4 octobre). Ce lundi 18 octobre avait lieu la quatrième Session plénière du Conseil Régional issu des élections du 21 mars dernier. Les délibérations proposées lors de la Session plénière avaient d'abord été transmises pour avis au Conseil Economique, Social et Environnemental Régional (CESER) qui les avait examinées en Assemblée collégiale 15 jours avant la tenue de la Session, soit dans la semaine du 4 au 8 octobre. Ses avis avaient ensuite été transmis aux Conseillers Régionaux qui en ont débattu la semaine précédant la Session plénière lors de la réunion des 9 Commissions sectorielles de la Région c'est-à-dire la semaine du 11 au 15 octobre. La synthèse des débats des 9 Commission sectorielles avait ensuite été examinée au sein de la « Commission spéciale, Finances, Synthèse, Plan, Administration générale, Contrats de territoire » qui s'est réunie le vendredi matin précédant la Session plénière, c'est-à-dire le vendredi 15 octobre. Le point le plus important de l'ordre du jour était le débat d'orientations budgétaires (DOB) pour 2011, document de 150 pages qui résume l'ensemble des priorités politiques régionales définies pour l'année à venir ainsi que les grands axes budgétaires. Les élus en charge d'un domaine d'action (par exemple l'Enseignement supérieur et la Recherche) avaient eu la charge de rédiger chacun leur partie. Conformément à l'article L.4311-1 du Code Général des Collectivités Territoriales (CGCT), le débat d'orientations budgétaires ne donne pas lieu à un vote. Il précède obligatoirement la présentation, puis le vote, du budget qui aura lieu lors de la Session plénière du lundi 13 décembre 2010. Vous trouverez ici un compte-rendu synthétique des principales décisions votées. Tous le même papier à en-tête
© Sud-Ouest - 01/11/2010 Mis à jour (Dimanche, 28 Novembre 2010 15:31) Une réforme des retraites indispensable, mais injuste
En effet, comme le montrent plusieurs documents et études, en particulier ceux publiés par la Commission Européenne, le recul de l’âge de départ légal à la retraite de 60 à 62 ans paraît inéluctable si nous voulons sauver notre régime de retraite par répartition. Par ailleurs, l'alignement du taux de cotisation des fonctionnaires sur celui du privé, mesure dans la continuité de l'alignement progressif des régimes public et général engagé en 2003, paraît être une proposition de justice sociale. En revanche, le report de l’âge légal pour bénéficier de la retraite à taux plein (pension sans décote) de 65 à 67 ans paraît beaucoup plus discutable dans la mesure où il va notamment toucher les femmes ayant eu plusieurs enfants. Par ailleurs, deux mesures paraissent profondément injustes : - Le projet de réforme ne fait porter les efforts nécessaires que sur le travail, sans solliciter le capital En effet, la seule mesure envisagée portant sur le capital est un prélèvement de 1% sur la tranche la plus élevée de l’impôt sur le revenu qui passerait ainsi de 40 à 41%. Une réforme juste tiendrait compte de l’ensemble des revenus du capital et demanderait un effort dans ce domaine proportionnel à celui demandé en termes de durée supplémentaire de travail. Enfin, la fixation d’un taux d’incapacité de 20% (ramené à 10% sous la pression de la rue) pour bénéficier d’une retraite anticipée pour pénibilité est absolument inadaptée, injuste socialement, et ne répond pas à cette question qui devrait pourtant être au cœur de la réforme. © Sud-Ouest - 30/10/2010 Mis à jour (Dimanche, 28 Novembre 2010 15:25) Vérité en deçà de Poitiers, erreur au-delà ?
Les arguments soulevés étaient proprement sidérants, à la limite de la malhonnêteté intellectuelle, traduisant un surprenant changement entre les positions prises à Poitiers et les postures affichées à La Rochelle. © Sud-Ouest - 30/10/2010 Mis à jour (Lundi, 08 Novembre 2010 01:53) |



